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Entretien avec Bruno F. , l’auteur du livre, Le chemin vers la dignité

« L’alcool est souvent utilisé comme un médicament, pour panser une blessure, oublier que l’on va mal. »

Le chemin vers la dignité est un récit inspiré de faits réels, est-ce inspiré de votre propre vie ?
En effet, c’est un récit inspiré de faits réels, de mon vécu mais sous une forme romancée.

Qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ce livre ?
Partager mon expérience afin de, peut-être, donner une lueur d’espoir à ceux qui l’ont perdu.

Dans le livre, Gabriel vit une expérience très traumatisante alors qu’il est encore adolescent ; la perte soudaine d’une amie. Est-ce qu’il y a toujours un élément déclencheur dans l’alcoolisme ?
Je le crois. On ne naît pas alcoolique, on le devient. L’alcool est souvent utilisé comme un médicament, pour panser une blessure, oublier que l’on va mal. Ou bien alors c’est l’alcool festif qui dérape, une consommation dont on perd le contrôle (mais même dans le cas de l’alcool festif, je pense qu’il y a une raison profonde qui pousse à consommer davantage).

Est-ce que quelque chose / quelqu’un peut éviter à une personne de sombrer dans l’alcoolisme ? Est-ce qu’une écoute authentique par exemple, un accompagnement psychologique de longue durée pourraient prévenir cette maladie ?
Certainement, à condition qu’elles osent en parler, dépasser le sentiment de honte avant que la dépendance ne s’installe. Mais tout le monde n’a pas la chance d’avoir un entourage attentif. Il est certain qu’il faut se faire aider car seul c’est quasiment perdu d’avance. Il est difficile de s’en sortir sans un travail sur soi. Enfouir un traumatisme, ne pas le parler peut avoir l’effet d’une bombe à retardement qui, lorsqu’elle explose, peut avoir des effets terribles. Dépression, phases maniaques sont souvent reliées à l’alcool.

Tout le monde ou presque boit, au moins un peu, est-ce qu’on peut repérer en soi-même des prédispositions à l’alcoolisme ?
Bien sûr. Lorsque toute occasion, bonnes ou mauvaises nouvelles, devient prétexte à boire plus que de raison, il faut alors réagir avant que la dépendance ne s’installe.

Dans votre propre vie, à quel moment avez-vous pris conscience que vous aviez besoin d’aide ?
On a coutume de dire qu’il faut toucher son fond avant de se reconnaître alcoolique. Dans mon cas, ce n’est pas moi qui en ai pris conscience le premier, c’est mon épouse. J’étais dans le déni.

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En savoir plus sur le livre.

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