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9782908243079, protestantisme européen, jacques bompaire

Esquisse historique du protestantisme européen

Auteur : Jacques Bompaire

Éditeur : Nuance

Diffusion Excelsis

Pages (ou cartes) : 80

Poids : 122 grammes

Dépôt légal : 2001

Dimensions : 14,8 x 21 centimètres

EAN / Référence : 9782908243079

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Description

Comme l’indique le titre, ce bref ouvrage se propose de jeter un regard d’ensemble, dans le temps et dans l’espace, sur le protestantisme européen. Ce regard est clairement celui de la foi en Dieu, maître de l’histoire. La théologie y a peu de place et sur le plan résolument historique la méthode n’est pas celle d’une recherche novatrice, mais celle d’un essai de synthèse allant à ce qui a paru essentiel.

Dans le temps, le point de départ choisi ici est la naissance de notre Seigneur Jésus-Christ, et non pas l’apparition de la Réforme, car celle-ci est indissociable des quinze siècles qui l’ont précédée et qui appartiennent à tous les chrétiens. Après le temps des apôtres, la longue chaîne des siècles est marquée par de grands témoins du Christ mus par l’Esprit, Jean Chrysostome, Augustin, Photius, Bernard de Clairvaux, François d’Assise, et cela ne saurait être occulté par les erreurs et les dérives, schismes, croisades armées, inquisitions.

L’espace retenu est l’Europe, où notre protestantisme Français a pris naissance et a trouvé son milieu naturel. Certes d’autres espaces ont leur importance. Dès avant la Réforme, on citera le Moyen Orient et l’Europe orientale (celle de Byzance et de Kiev), qui ne seront guère touchés par la Réforme. Et à partir du XVIIe siècle l’Amérique du Nord, puis à partir du XIXe, l’Afrique (songeons au Lesotho dès 1829) et l’Océanie. Bref, les fils de la Réforme se retrouvent aujourd’hui dans de grandes entreprises à l’échelle du monde, telles que le Conseil Œcuménique des Églises (COE) depuis 1948, et la Communauté Évangélique d’Action Apostolique (C.E.V.A.A.) depuis 1971. La postface écrite par le pasteur Bernard Bordes rappelle ces développements plus récents.

Nous pouvons saisir le rôle essentiel de certains peuples, tout autant les citoyens des Pays-Bas et de la Suisse que les grandes nations, Allemagne, Angleterre, France ? Ce n’est pas par hasard que le picard Jean Calvin a rejoint Genève ou que les huguenots ont trouvé la « grande arche des réfugiés » (selon le mot de Pierre Bayle) en Hollande. On soulignera une fois de plus le geste fondateur du moine de Wittemberg, Martin Luther affichant ses propositions contre les indulgences en 1517, et celui de la grande Élisabeth d’Angleterre avec le « bill » de 1563. On ne taxera pas de trahison Henri de Navarre, devenu Henri IV au prix d’une messe. Il suffit de relire le préambule de l’Edit de Nantes, texte d’une rare élévation morale et d’une réelle ouverture religieuse. Et même, si l’on regarde vers les marches de l’Est, on trouvera dès la fin du XVIe siècle un bel exemple de tolérance en Hongrie et en Transylvanie.

En France, on reconnaîtra la place importante tenue par les réformés dans la vie intellectuelle et économique jusque vers 1660. Puis, pendant la sombre période du Désert, la vigueur de la foi d’une Marie Durand et l’efficacité héroïque des pasteurs formés à Lausanne et parcourant clandestinement nos provinces. On ne minorera pas le rôle de Louis XVI, auteur de l’Édit de Tolérance de 1787, qui rendit leur statut civil aux protestants ; ni celui de Bonaparte qui donna des bases solides au protestantisme « concordataire » par les Articles organiques de 1802. L’on mesurera l’audace réformatrice de nos coreligionnaires, dans le domaine scolaire et social, pendant tout le XIXe siècle et en particulier leur influence majeure dans les débuts de la IIIe République. Certes il y eut des zones d’ombre, par exemple dans les affrontements doctrinaux qui se poursuivirent entre protestants bien au-delà de ce siècle. La conclusion appartient ici au grand historien Emile-Georges Léonard : ce siècle « est fait de très beaux mouvements de réveil et de magnifiques dévouements personnels... (alors que) sa faiblesse résida dans ses querelles ecclésiastiques ».

N’oublions pas que des signes d’espoir continuèrent de se manifester, avec la création de l’Armée du Salut (1875 en Angleterre), de la Fédération Protestante de France (dès 1905), avec l’élan de la Brigade de la Drôme et le riche débat sur l’unité des Églises protestantes de France.

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